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La Star de la semaine est Guy Kalou

Entré dans le 7ème art sur un coup de tête, Guy Kalou est, aujourd’hui, l’un des acteurs les plus en vue de Côte d’Ivoire. Intrépide et entreprenant, Guy prend à cœur ce qu’il fait. Coup de projecteur sur un acteur en dehors de la scène !
Guy Kalou entame sa carrière dans le cinéma en 2005 avec “Le Clash” de Raymond Ngo. En moins de 10 ans, son palmarès révèle 14 films dans divers registres, passant du long-métrage à la série télé, de l’action à l’érotisme, de la sensibilisation à la dénonciation. “Exil intérieur”, “Illusion perdue”, “Ma famille”, “Dr. Boris”, “Signature”, “Le mec idéal”, “Et si Dieu n’existait pas… ?!”, “Brouteurs.com”… sont autant de films dans lesquels Guy a exercé son talent d’acteur. Depuis quelque temps, il a ajouté une nouvelle corde à son arc, à savoir la production.  Nous avons échangé avec lui sur des sujets qui ne sont pas forcément liés au 7ème art.

• Ton physique et les rôles que tu campes donnent de toi une image de tombeur…
- C’est vrai que ce n’est pas facile. Comme tout jeune qui gagne sa vie, il y a des rencontres, des tentations… Heureusement pour moi, ma meilleure complice dans la vie reste mon épouse. Cela nous amène à avoir des principes de vie. Il y a des heures où on doit s’appeler, où je dois être à la maison. A force de respecter ces principes-là, même quand des choses me passent par la tête, j’arrive à vite les évacuer. Je pense aussi que Dieu m’aide beaucoup à résister à la tentation à chaque fois qu’elle se présente. Il y a en dernier ressort mes enfants. J’ai peur de faire la faute et que tout bascule dans mon foyer. Et ils seront les premières victimes. Si je dois mener une longue carrière dans le cinéma, je dois faire attention à ce volet femmes. Le  minimum de crainte que j’ai de Dieu m’évite beaucoup de choses. Sinon, il m’arrive de flancher.

• Cette année, on a recensé plus de 5000 cas de grossesse dans les établissements scolaires. Ton mot là-dessus ?
- Cela nous ramène au problème de notre société qui est en perte de tout repère. Etre à l’école suppose qu’on doit se concentrer sur ses études. C’est paradoxal que ce soit en milieu scolaire qu’on est confronté à ce problème de grossesses indésirées. Le ministère de l’éducation nationale  doit mettre un point d’honneur à faire dispenser à nouveau un cours que nous avions dans le temps: ECM (éducation civile et morale). Dans le volet de la morale, il faut attirer l’attention de ces jeunes-là sur le fait que rien ne presse dans la vie. Comme c’est difficile de dire à ces élèves de s’abstenir de relations sexuelles pendant qu’ils sont encore sur les bancs, il faut donc les amener à s’habituer aux techniques de contraceptions qui protègent contre les MST et les grossesses indésirées. N’ayons pas honte d’avoir des boutiques de préservatifs dans les écoles. Il faut intensifier la sensibilisation sur l’utilité du préservatif.

• Tu n’as pas l’impression de voler le travail des comédiens de métier, vu que tu n’as pas une formation de comédien...
- (Rires). Mais entre nous, est-ce que moi je suis une vedette dans le domaine du cinéma ? Je ne fais que me battre pour m’en sortir. Je suis au service du cinéma ivoirien pour qu’il puisse avancer d’une façon ou d’une autre. Que chacun y mette du sien pour que le cinéma aille de l’avant. C’est dans ce sens-là qu’il faut qu’on voie les choses. Il ne faut pas qu’on se mette derrière des analyses du genre, il y en a qui ont fait de ça leur métier, y en a qui y sont arrivés… C’est un peu comme au football où il y a des gens qui y sont arrivés comme par hasard. Mais ils sont devenus de grands joueurs. Tout le monde ne passe pas forcément par une école de football. On peut ne pas choisir un métier mais ce métier peut vous choisir. Après, ça dépend de vous d’en faire un véritable métier. Moi, j’essaie chaque fois que je peux d’apprendre auprès des anciens ou de ceux qui se sont formés pour le cinéma.

• Tu évoques souvent ton épouse qui a écrit le scénario de «Et si Dieu n’existait pas… ?!» Qui est-elle réellement?
- Mon épouse se nomme Victoire Kouadio à l’Etat civil. C’est mon amie. On se parle énormément. Je l’ai rencontrée à l’université au département de criminologie. Quand on se rencontrait, il y a 12 ans, aucun de nous n’était dans le cinéma.

• Tu parles peu de tes parents. Qui sont-ils ?
- Mes deux parents sont décédés.  Mon père était dans l’enseignement et était chef d’établissement secondaire. Ma mère était éducatrice d’internat. Je suis d’une fratrie de huit gosses  avec autant de filles que de garçons. Je suis le 5ème enfant. Après le décès de nos parents, on a été bien accueillis par notre oncle, papa Alphonse et notre tante, Christine. Papa et maman nous ont toujours dit que la meilleure richesse qu’on aura, c’est l’amour que nous devons conserver entre nous-mêmes. On est tous complices et on se soutient.

• Où as-tu grandi ?
- J’ai grandi dans plusieurs endroits de la Côte d’Ivoire du fait des différentes mutations de papa. On a beaucoup tourné dans le pays. Cela est aujourd’hui un avantage pour moi. Car j’ai gardé un peu de la culture de chaque région où j’ai vécu. Je suis né à Korhogo mais je suis gouro de Zuenoula.

• Quels sont tes hobbies en dehors du cinéma ?
- Le sport et particulièrement le football. Je jouais quand j’étais au lycée. J’ai participé aux compétitions scolaires et universitaires. Depuis quelque temps maintenant, ma distraction favorite, c’est d’aller vers les gens pour leur parler de cinéma.


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